"Quand je serai grand, je serai pompier" par Dominique Labarrière Et pendant qu'Emmanuel Macron combat les flammes d'Yvan Roufiol

 

Le courage, le dévouement et le sacrifice des pompiers face à des feux de forêt exceptionnels suscitent l’admiration de tous les Français.


Dans mon enfance, on entendait assez souvent ces mots-là dans la bouche des petits garçons. Le gros camion rouge qui traversait la ville et les campagnes à toute vitesse en faisant pin-pon, le luisant casque d’or des gaillards armés pour lutter contre le feu, les fascinaient. Normal.

J’ignore si les petits garçons d’aujourd’hui ont les mêmes envies. En revanche, de nos jours, les petites filles pourraient elles aussi clamer : « Quand je serai grande, je serai pompière. » Ce qui est une excellente chose. Pompière au féminin, évidemment, car la furie inclusive sera passée par là, on s’en doute.

Une chose est certaine. Le corps des sapeurs-pompiers est bel et bien notre armée d’élite pas temps de paix. Le désastre des incendies qui sévissent en France cet été-ci, en Gironde, dans les Landes, le Var et ailleurs nous en apporte l’éclatante démonstration.

Et pourtant, cette armée d’élite est composée à 80% de volontaires. C’est-à-dire de gars et de filles, d’hommes et de femmes qui ont de surcroît un boulot et qui prennent sur leur temps pour se former et passer à l’action. Une action qui consiste en vérité à protéger les personnes et les biens. Quoi de plus noble ! Quoi de plus utile ! Quoi de plus édifiant et exemplaire !

Avec ce foutu réchauffement climatique, on nous promet de apocalypses de ce genre à répétitions. Non seulement les mois d’été, mais aussi hors saison. Alors, peut-être faudrait-il songer à professionnaliser davantage cette armée-là. La professionnaliser et la valoriser pour de bon. Cela sans pour autant, il va sans dire, décourager l’initiative citoyenne, pour parler comme on parle aujourd’hui chez les politiques et les militants engagés dans les belles causes. Faire du corps des sapeurs-pompiers le fer de lance de l’élite nationale et consensuelle qu’il devrait être. (Consensuelle, dis-je avec un soupçon d’optimisme, parce qu’on n’a pas encore entendu les ensauvagés de la mélenchonie brailler : « Les pompiers tuent ». Cela viendra peut-être un jour, mais par chance, nous n’en sommes pas encore là.)

Magnifique démonstration aussi, que la mobilisation des habitants, des populations des zones sinistrées. Les agriculteurs, notamment. J’ai plaisir à les citer d’abord, parce que ceux qui les insultent et les agressent, au moins verbalement, à longueur d’années, brillent en l’occurrence par leur absence. Je parle évidemment des écolos dont je ne sache pas qu’ils se soient empressés de former des bataillons pour combattre les flammes, aider les populations, secourir ce qui est en grand besoin de l’être. Il est vrai que dès qu’il s’agit d’autre chose que de se répandre en verbiage connement idéologique, il n’y a plus grand monde chez eux. Il faudra savoir s’en souvenir le moment venu.

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Il y a les agriculteurs, bien sûr, mais aussi les artisans, les commerçants, les autres, nombreux, qui font ce qu’ils peuvent et qui est déjà beaucoup. Quiconque a de quoi apporter de la flotte, s’active, se bouge l’arrière-train. Sans qu’on ait besoin de leur faire de grands et beaux discours. Ils sont là, présents, exemplaires eux aussi. Ils sont, les uns et les autres, la vraie France. Et d’assister à tant et tant de manifestations de dévouement, de solidarité, voilà bien qui devrait aider à nous redonner confiance dans notre pays, dans ce que nous sommes.

Le 14-Juillet, les pompiers de Paris sont les plus applaudis. Et à travers eux, sans aucun doute, tous les autres pompiers de France et de Navarre. Ce n’est que justice. Ces gaillards et gaillardes-là sont notre fierté. Le calme revenu, il faudra que la nation ait à cœur de le leur faire savoir. Afin que longtemps encore des petits garçons et des petites filles aient plaisir à beugler : « Quand nous serons grands, nous serons pompiers ! »

 

La France vulnérable ne se résume pas aux incendies, rappelle Ivan Rioufol, auteur de La révolution des oubliés


A entendre les missionnaires de l’écologisme, les incendies qui ravagent la Gironde (42 500 ha en cendres, 220 000 personnes évacuées) viendraient punir les blasphémateurs du Giec. La France impie paierait, au prix du feu de l’enfer, son indifférence aux alertes lancées depuis des décennies par le « groupe d’experts » sur le changement climatique. La nouvelle religion du climat aurait trouvé, dans la désolation qui s’abat sur les forêts des Landes et d’ailleurs, la preuve de sa vision apocalyptique.

La canicule revient

Tout n’est pas faux dans cet amas de certitudes, à commencer par le constat d’un réchauffement. Il annoncerait dès ce mercredi une troisième canicule consécutive. Toutefois les inquisiteurs verts interdisent de mettre en doute leur croyance. Elle fait porter sur l’homme seul l’entière responsabilité de la hausse des températures : des phénomènes ayant déjà traversé les siècles pour des raisons naturelles jusqu’alors. Les imprécateurs oublient également de rappeler que 90% des actuels incendies sont, volontairement ou non, d’origines humaines. Surtout, la vulnérabilité des forêts françaises doit beaucoup aux normes environnementales prises sous la pression des idéologues de la protection de la nature et des espèces. C’est parce que les écolos dingos s’opposent au débroussaillement des sous-bois, aux coupe-feux, aux réserves d’eau que les incendies se sont si rapidement propagés, en décimant une faune que le code environnemental entendait protéger en s’opposant aux obligations de nettoyage des sols imposées par le code forestier… En réalité, l’écologisme démontre une nouvelle fois sa déconnexion des réalités. Il en vient à aggraver la situation des espaces boisés et des habitations voisines.

Un combat oublié

Ce sont ces mêmes clercs exaltés qui, s’ils martèlent sur les dangers du changement climatique, persistent en revanche à nier les dangers du changement de peuple et de civilisation. Ce défi existentiel, auquel la France fragile n’est pas préparée, risque demain de rendre la nation inhabitable tant il est vain de promettre un vivre ensemble entre cultures dissemblables. Lundi, à Paris, un islamiste présenté comme « déséquilibré » a poignardé trois femmes dans la rue parce que, a-t-il dit, Allah le lui commandait. Peu auparavant, c’est la Marche des fiertés homosexuelles de Berlin qui avait été la cible d’un djihadiste (un mort, 29 blessés). Si le Giec est vénéré par les « progressistes » dans ses mises à l’index des mécréants, les lanceurs d’alerte sur le basculement identitaire sont, eux, voués aux lyncheurs. La bien-pensance a érigé Renaud Camus en épouvantail parce que l’écrivain surdoué persiste à décrire, insensible aux outrages, le grand remplacement et la colonisation en cours des Français indigènes. Avant lui, le député conservateur britannique Enoch Powellavait été exclu de la politique pour avoir prévenu, dès 1968, des dangers de l’immigration de masse qui, depuis, rend la Grande-Bretagne partiellement méconnaissable.

Le racisme anti-Blancs est aussi partout palpable. Des magistrats instructeurs l’ont même dernièrement admis dans le meurtre de Thomas à Crépol (Drôme) en novembre 2023. Avant-hier, Emmanuel Macron a promis, parlant des incendies : « Nous gagnerons ce combat ». L’autre ne l’intéresse pas. 

 

 

 

 

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